Le sport a évolué et le territoire francilien doit s’y adapter ! 

Le sport a évolué et le territoire francilien doit s’y adapter ! 

La semaine dernière, l’Institut Paris Region -avec une large participation de son département Sport (IRDS)-, publiait un cahier intitulé « Le sport r

Les lignes 16 et 17 du GPE ne seront pas en service pour les JO
Le Master « Maîtrise d’Ouvrage Projets Urbains » fête ses 20 ans
Engagement Etat-AORIF-Action Logement en faveur de la mobilité dans le parc social d’Île-de-France

La semaine dernière, l’Institut Paris Region -avec une large participation de son département Sport (IRDS)-, publiait un cahier intitulé « Le sport rythme la ville ». Quatre ans avant les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, cette édition propose une réflexion sur les liens entre évolutions du sport et adaptation de l’aménagement urbain.

« En 50 ans, le sport a beaucoup évolué », explique Claire Peuvergne, géographe et directrice de l’IRDS. La massification de la pratique sportive à partir des années 1960, résultant notamment des politiques publiques volontaristes en matière de construction d’équipements, n’y est pas étrangère. Alors que seule une personne sur trois née avant 1955 a côtoyé́ une association sportive au cours de sa jeunesse, 83 % des personnes nées entre 1985 et 1995 sont concernées.

Aujourd’hui, on compte 7 millions de sportifs franciliens, 63% de la population régionale âgée de 4 ans et plus pratiquent une activité sportive au moins une fois par semaine en Île-de-France.

Autre enseignement : le développement d’une pratique « auto-organisée », c’est à dire qui n’est pas dispensée dans des clubs et se réalise en dehors de toute structure ou encadrement. Une manière de pratiquer où et quand on veut, et de ne pas dépendre des horaires d’ouverture des équipements et des créneaux en club.

Malgré ces faits encourageants, « la pratique d’activités physiques et sportives est encore à développer sur le territoire francilien, elle reste insuffisante dans un objectif de santé : seul 14% des Franciliens ont un niveau d’activité physique et sportive conforme aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé. De plus, un effort particulier doit être fourni pour combler les inégalités d’accès. » Avec 55 % de pratiquants à raison d’une heure par semaine, le département des Hauts-de-Seine est le plus « sportif ». À l’opposé, la Seine- Saint-Denis n’en compte que 44%.

L’Institut Paris Région propose ainsi des pistes de réflexion notamment sur « les dynamiques sportives dans les quartiers en difficultés ». On y apprend que l’on compte 8,7 équipements sportifs dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV) franciliens quand la moyenne régionale est de 23,2. De plus, 9% des habitants des QPV ont une licence sportive, contre 19% hors QPV.

Il y a également une présentation du « design actif » : une approche du développement urbain qui identifie des stratégies à mettre en œuvre afin de développer un environnement favorable aux habitudes saines de vie.

Retrouvez également au sein de cette étude un focus sur l’e-sport, une analyse du sport à La Défense ou encore une interview de Claire Grisez, directrice adjointe à la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement, qui plaide pour « rendre la Seine et la Marne à la baignade ».

©Photo : Mairie de Bordeaux