Quel avenir pour le périphérique parisien ?

Quel avenir pour le périphérique parisien ?

À l’heure où les métropoles du monde entier s’attèlent à la réduction du trafic automobile, la maire de Paris et ses élus entendent transformer le pé

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À l’heure où les métropoles du monde entier s’attèlent à la réduction du trafic automobile, la maire de Paris et ses élus entendent transformer le périphérique parisien en « boulevard urbain ». La boucle de 35 kilomètres de long qui ceinture la Capitale, empruntée chaque jour par 1,2 million de véhicules, devrait être littéralement métamorphosée d’ici 2030. Objectif : réduire la pollution sonore et atmosphérique, mais aussi renforcer le lien entre Paris et les communes voisines qui perçoivent cet axe routier comme une « fracture ».

Fin mai 2019, quarante mesures ont été présentées à Anne Hidalgo, maire de Paris. Elles sont le résultat de cinq mois de réflexion menée par une commission d’élus parisiens dans le cadre de la Mission d’information et d’évaluation (MIE) sur le devenir du périphérique.

D’abord, le rapport préconise la mise en place d’une gouvernance partagée. Les élus proposent ainsi de lancer une étude dès 2020, qui sera renouvelée tous les 5 ans, afin de recueillir des données sur les déplacements, les usages et le profil des usagers du périphérique.

Deuxième étape : 2024. D’ici là, le rapport prévoit notamment d’abaisser la vitesse autorisée à 50 kilomètres/heure, ou encore de réserver une voie aux transports en commun, aux futures navettes autonomes, au covoiturage et aux véhicules propres. Les élus espèrent aussi interdire l’accès du périphérique aux poids-lourds et développer de nouveaux équipements anti-bruit.

Enfin, d’ici 2030, l’ambition est de faire de l’axe routier majeur de la Capitale un boulevard que l’on peut traverser à pied. D ‘une part, le nombre de voies passerait ainsi de cinq à trois, et les voies abandonnées pourraient être remises en pleine terre. D’autre part, les parois, le terre-plein central et les murs anti-bruit devraient être végétalisés. Ambition finale de la Ville de Paris : « ouvrir une large trame urbaine privilégiant les espaces verts (…), un espace de respiration où pourraient venir se développer de nouveaux usages »

 

© Jean-Baptiste Gurliat/Ville de Paris