Le Val-de-Marne refuse la construction d’une prison

Le Val-de-Marne refuse la construction d’une prison

Le Département du Val-de-Marne ne digère pas la nouvelle. Le gouvernement vient de confirmer la création d’un centre pénitentiaire de 800 places dans

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Le Département du Val-de-Marne ne digère pas la nouvelle. Le gouvernement vient de confirmer la création d’un centre pénitentiaire de 800 places dans la petite commune de Noiseau, 4 700 habitants.

Sur ses 450 hectares de superficie, les deux tiers (320 hectares) sont occupés par un tissu agricole, forestier et par des espaces verts. Christian Favier, président du Conseil départemental, craint la destruction de parcelles agricoles, « pourtant rares dans la petite couronne parisienne ». Autre inquiétude mise en avant : la faible desserte en transports en commun, « ce qui viendrait complexifier le fonctionnement de l’établissement et l’accès des familles de détenus », poursuit Christian Favier dans un communiqué.

A Noiseau aussi, l’annonce ne plaît guère. La municipalité, qui met en avant une vie « à la campagne », une « chaleur et convivialité d’antan » et un « cadre de vie privilégié », se mobilise à nouveau. Car cela fait quelques années déjà qu’elle refuse cette prison. Elle espérait encore que le gouvernement change d’avis. En vain.

Des embouteillages à venir ?

Sur son site internet, dès la page d’accueil, un bandeau « Noiseau dit NON ! à la prison » annonce la couleur. Une pétition a également été lancée par le maire, Yvan Femel. Elle réunit à ce jour 3 360 signatures. Dans le texte qui l’accompagne, Yvan Flemel précise que le projet « entrainerait la consommation d’une vingtaine d’hectares d’espaces aujourd’hui agricoles », qu’il accentuerait les « importants embouteillages sur son accès unique » déjà fortement sollicité et qu’il « mettrait en péril le développement d’un agro-quartier ». Le maire s’autorise également quelques comparaisons. D’après lui, les Hauts-de-Seine, « 350 fois plus peuplé que Noiseau, accueillerait, selon le plan immobilier pénitentiaire, 92 places nouvelles, soit 8 fois moins ». Une marche est organisée ce samedi 29 mai pour dénoncer ce projet.

Pour rappel, le « Programme 15 000 places » du gouvernement prévoit la création de 7 000 places de prison d’ici 2022, qui devraient être livrées ou presque achevées à cette date. Environ 2 000 sont déjà disponibles. Les 8 000 places supplémentaires, réparties entre 16 projets de construction, seront lancés d’ici 2022 pour une livraison prévue entre 2025 et 2027.

En Ile-de-France, des projets de centre pénitentiaires sont déjà validés :

  • Tremblay-en-France (93), 715 places prévues pour 2026.
  • Noiseau (94), 800 places prévues pour 2027.
  • Crisenoy (77), 700 places nettes, 1 000 places brutes, prévues pour 2027.
  • Val d’Oise, sites en cours de validation, 750 places, livraison 2027.

 

Crédit photo : site internet de la ville de Noiseau.