Les universités franciliennes en quête de succès

Les universités franciliennes en quête de succès

Depuis plusieurs années, les universités et écoles de l’Hexagone peinent à se hisser aux premiers rangs des classements internationaux. Pour gagn

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Depuis plusieurs années, les universités et écoles de l’Hexagone peinent à se hisser aux premiers rangs des classements internationaux. Pour gagner en attractivité, elles misent sur les nouvelles technologies, sur l’urbanisme ou encore sur les regroupements par domaine.

Tous les établissements d’enseignement supérieur ont les yeux rivés sur le classement de Shanghai. Mais, en France, ils sont peu nombreux à se démarquer au sein des classements internationaux. Pour attirer les meilleurs étudiants et chercheurs, surtout hors du cœur historique, la construction d’amphithéâtres ne suffit pas.
Parmi les outils dont les établissements ne peuvent se passer, le numérique arrive en tête. Sur le territoire de Paris-Saclay par exemple, vaste campus scientifique et technologique du sud-ouest parisien, des lieux et initiatives tournés vers l’innovation voient régulièrement le jour. Et pour cause. Ce territoire concentre déjà 15 % de la recherche française publique et privée. En outre, l’enseignement supérieur regroupe à lui seul neuf grandes écoles, trois universités, sept instituts de recherche et 65 000 étudiants. Le campus dispose également de différents incubateurs, comme celui de Centrale Supélec, à l’origine de la création de 90 entreprises, de 700 emplois, qui affiche 280 millions d’euros de chiffre d’affaires cumulé.

L’agglomération de Cergy-Pontoise accueille 27 000 étudiants répartis sur une quinzaine d’établissements implantés ça et là autour de la préfecture. Mais la ville de Cergy peine à faire corps avec eux. Premier objectif du projet de rénovation « Grand Centre – Cœur d’agglo » : construire des logements pour étudiants et implanter des commerces, restaurants et lieux de loisirs dans une ville qui se vide en fin de journée. L’agglomération souhaite aussi favoriser l’« effet campus » en intégrant des équipements ouverts à tous les étudiants. Depuis 2017 par exemple, le fablab LabBoîte propose des outils pour élaborer des prototypes de projets. En 2019, ce sera au tour de La Turbine, lieu mêlant incubateur, pépinière, espace de coworking ou encore hôtel d’entreprises. Grâce à ces différents projets, la Communauté d’universités et établissements de Paris Seine (ComUE) espère atteindre le Top 200 des universités mondiales d’ici dix ans.

Encourager les synergies 

Du côté du futur campus Condorcet à Aubervilliers, on joue plutôt la carte du regroupement. Une dizaine d’établissements d’enseignement supérieur et d’organismes de recherche s’implanteront sur un site de six hectares courant 2019. Plus de 12 000 personnes y sont attendues dans l’espoir de faire « naître l’un des principaux pôles d’études doctorales en sciences humaines et sociales, à l’échelle non seulement nationale, mais aussi européenne et mondiale ». Le campus mise notamment sur son Grand équipement documentaire, soit une bibliothèque qui pourra contenir 1 400 places réparties sur six niveaux.

Pour gagner en attractivité à l’échelle internationale, les universités françaises jouent sur différents tableaux. C’est même dans ce but – paradoxalement ! – que le gouvernement vient de proposer une hausse des frais d’inscription pour les étudiants extra-communautaires. Ils devront désormais s’acquitter de 2 770 euros en licence et 3 770 euros en master et doctorat, soit un coût multiplié par 15. Le gouvernement espère ainsi donner plus de moyens financiers aux établissements.

 

Photo : Paris-Saclay – Quartier de l’école Polytechnique