Les touristes tournent la page Covid

Les touristes tournent la page Covid

Selon les premiers bilans post-saison estivale, le secteur touristique francilien ne cache pas sa satisfaction : ils sont de retour ! Les visiteurs,

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Selon les premiers bilans post-saison estivale, le secteur touristique francilien ne cache pas sa satisfaction : ils sont de retour ! Les visiteurs, français et internationaux – 51 millions en 2019 –, pourraient bien être 45 millions à fouler cette année le sol de la région. De quoi en oublier – presque – l’année noire de 2020 et l’année tout juste convalescente de 2021.

Au vu des premiers chiffres, l’été 2022 autorise tous les espoirs et les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration sont très optimistes pour les mois à venir. « L’envie de Paris », selon Valérie Pécresse, est à nouveau là. Et, avec elle, les foules de touristes.

Sur les 18 millions de visiteurs, français et internationaux, qui se sont pressés dans la région durant l’été (au 1er semestre, soit plus 218 % par rapport au 1er semestre 2021 !), les Américains, qui bénéficient d’un bon taux de change dollar/euro, ont été particulièrement représentés : ils constituent 20 % de la clientèle internationale. Ce sont cependant les Italiens qui sont revenus avec le plus de vigueur sur les bords de la Seine, avec une hausse de 33 %. Les soubresauts les plus récents de la Covid-19 ont en revanche retenu la clientèle asiatique : Japonais et Chinois ont dû rester chez eux.

Au total, au cours de l’été 2022 qui vient de s’écouler, c’est pourtant la clientèle française qui reste majoritaire puisqu’elle constitue près de 60 % de la fréquentation.
Pour les mois à venir, une très nette majorité de professionnels – 90 % des voyagistes, hôteliers, gestionnaires de sites… – anticipent encore une amélioration de l’activité, compte tenu de leurs carnets de réservations. Même tendance pour les réservations aériennes qui, pour les mois de septembre à novembre 2022, enregistrent une augmentation de près de 200 % par rapport à la même période de 2021. Elles témoignent en outre du retour prévu de certaines clientèles lointaines comme les Brésiliens, les Canadiens, les Australiens et les Moyen- Orientaux. L’activité touristique, précieuse pour l’Île-de-France, puisqu’elle représente quelque 500 000 emplois, renaît donc de ses cendres et l’année 2022 pourrait au total accueillir quelque 45 millions de visiteurs, frôlant ainsi le record de 2019, établi à 51 millions…

Élargir la focale

Les chiffres ne doivent cependant pas masquer les réalités : le secteur, malgré tout, souffre en Île-de-France de nombreux déséquilibres. Et le seul « toujours plus » de visiteurs, qui a souvent tenu lieu d’ambition aux professionnels, ne saurait suffire à les régler.

Premier point : lorsque les touristes sont présents, ils tendent à se regrouper au même endroit et au même moment. C’est le problème des « hyper-lieux » touristiques qui en viennent à souffrir de leur succès. On a, à cet égard, beaucoup entendu parler cette année des calanques de Marseille et Cassis qui en sont venues à imposer réservations et limitation des flux pour préserver leurs atouts et, au bout du compte, satisfaire leurs visiteurs. À Paris aussi, la question se pose : comment réguler la clientèle lorsqu’elle est, paradoxalement, « trop » nombreuse ? La solution retenue par le Comité régional du tourisme (CRT Île-de-France) ? Valoriser de nouvelles destinations.

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C’est l’objectif du « carnet de voyage digital » que développent les offices de tourisme : en fonction de la demande des clients, des itinéraires personnalisés peuvent être envoyés directement sur leurs téléphones. Ils sont le moyen de proposer des sites moins connus et moins fréquentés. Des « parcours » créés sur mesure peuvent ainsi entraîner les touristes hors des sentiers battus, pour le plus grand intérêt des deux « parties ». Des séjours itinérants, parfois interrégionaux, peuvent aussi être créés : c’est le cas du « parcours des Impressionnistes » qui, selon le Comité régional du tourisme d’Île-de-France, « marche très bien » et qui mène le visiteur sur des routes franciliennes et normandes.

Retrouvez l’intégralité de cet article dans le 37ème numéro d’Objectif Grand Paris.

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