Les lignes 16 et 17 du GPE ne seront pas en service pour les JO

Les lignes 16 et 17 du GPE ne seront pas en service pour les JO

Les travaux sur le Grand Paris Express s’étaient arrêtés net le 17 mars. Ils reprennent aujourd’hui progressivement sur les 150 chantiers en cours. Ma

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Les travaux sur le Grand Paris Express s’étaient arrêtés net le 17 mars. Ils reprennent aujourd’hui progressivement sur les 150 chantiers en cours. Mais le mal est fait : le métro prévu pour les athlètes et les spectateurs des JO ne roulera pas au moment où s’allumera la flamme olympique.

On s’en doutait évidemment chaque jour un peu plus, c’est maintenant confirmé : les lignes 16 et 17 , qui doivent relier les sites olympiques de Saint-Denis au Bourget, n’ouvriront pas leurs rames à l’heure dite, en 2024. C’est le secrétaire d’Etat aux transports, Jean-Baptiste Djebbari, qui l’a confirmé sur RTL : “Le calendrier était déjà tendu”, a-t-il expliqué à l’antenne. “Le Covid décale encore un petit peu le calendrier”. C’est donc la ligne 14, qui doit être, elle prolongée de Saint-Lazare à la mairie de Saint-Ouen, puis à Saint-Denis-Pleyel, et dont les travaux sont plus avancés, qui devrait donc assurer l’acheminement des spectateurs des épreuves. Le nouveau calendrier de mise en service des lignes 16 et 17 devrait être précisé en juillet…

En réalité, le retard était déjà patent, compte tenu des impératifs très serrés liés aux épreuves olympiques, avant la crise sanitaire. Le virus vient lui donner le coup de grâce. Rappelons que tous les chantiers du Grand Paris Express -150 sont en cours tout autour de la capitale- ont dû s’arrêter, sur décision de Thierry Dallard, président du Directoire de la Société du Grand Paris, dès le 17 mars.

Les chantiers reprennent peu à peu

Ils reprennent aujourd’hui peu à peu, mais nécessairement très progressivement : la reprise, dans ces chantiers gigantesques, est toujours bien plus lente que l’arrêt. D’autant que les exigences sanitaires actuelles imposent une nouvelle organisation souvent chronophage : le nombre des compagnons présents est souvent limité, il a fallu mettre en place des sens de circulation pour éviter les croisements, etc.

Objectif réaffirmé par le président de la société : maintenir les exigences de qualité du métro qui se donnait pour but d’être “le plus moderne du monde”, et éviter, autant que faire se peut, de mettre en difficulté l’ingénierie française, les fournisseurs et sous-traitants engagés dans les travaux. “J’ai pour cela”, expliquait récemment Thierry Dallard au Journal du Grand Paris, activé le plan de continuité de l’activité exécution/paiement ; il est opérationnel depuis le premier jour de la crise”. Il s’agit pour l’entreprise d’assurer une “attention particulière aux paiements, dans les temps, des TPE et des PME” notamment.

C’est de fait tout un écosystème qui doit survivre, d’abord parce qu’il fait travailler des milliers de personnes, ensuite parce qu’il est de toute façon  indispensable à la poursuite de ce projet gigantesque. Chaque année, le niveau des dépenses d’investissement se situe entre 4 et 5 milliards d’euros.

Nouvelles attributions de marchés en mai

Aujourd’hui, plusieurs des tunneliers -12 étaient en opération avant le confinement- ont repris leur activité en sous-sol, et poursuivent leur lent travail de grignotage des argiles et calcaires parisiens, sous les villes franciliennes. Durant le mois de mars, par ailleurs, les équipes de la SGP -600 collaborateurs- ont continué à travailler à distance, afin de ne pas stopper les études.

A ainsi été attribué, dès la mi-mai,  le premier marché de travaux de génie civil de la ligne 18 pour la réalisation du tunnel, des gares et des ouvrages de service entre Aéroport d’Orly et plateau de Saclay, au-delà de la gare MassyPalaiseau. Le groupement titulaire est composé de Vinci Construction Grands Projets – Spie Batignolles Génie Civil – Dodin Campenon Bernard – Vinci Construction France – Spie Batignolles Fondations – Bottes Fondations, et le marché s’élève à 799 millions d’euros.

Ce marché considérable comprend la réalisation de 11,8 kilomètres de tunnel, des gares d’Antony, Massy-Opéra et Massy-Palaiseau et la traversée de la future gare Aéroport d’Orly, déjà en travaux.