Les carrières en recherche de biodiversité en Seine-et-Marne

Les carrières en recherche de biodiversité en Seine-et-Marne

En Seine-et-Marne, la biodiversité s’est réinstallée sur d’anciennes carrières réaménagées. L’agence Seine-et-Marne Environnement assiste les

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En Seine-et-Marne, la biodiversité s’est réinstallée sur d’anciennes carrières réaménagées. L’agence Seine-et-Marne Environnement assiste les carriers dans cette mission, de plus en plus plébiscitée par les villes et leurs habitants.

Exploitation de carrières et engagement pour la biodiversité, deux actions incompatibles ? De moins en moins, d’après l’Union nationale des industries de carrières et des matériaux de construction (Unicem). Et cela se voit notamment sur la plaine de La Bassée, en partie située en Seine-et-Marne. Près de 1 600 hectares y sont ouverts à l’exploitation sur les 10 000 que compte la plaine. « Les plus anciennes carrières sont exploitées depuis une quarantaine d’années », précise Arnaud Charle, président du Collège granulats au sein de l’Unicem Île-de-France. Si, à la fin de leur exploitation, beaucoup de terrains ont été transformés en bases de loisirs dans les années 1990, la tendance est aujourd’hui à la re-colonisation des sites par la faune et flore locales. Des prescriptions décidées en amont entre la Ville, le propriétaire du terrain et le carrier.

Afin de ne rien laisser au hasard, certains carriers font appel à des spécialistes comme Seine-et- Marne Environnement, une agence départementale de sensibilisation à l’environnement, notamment composée d’ingénieurs écologues. Les entreprises peuvent ainsi bénéficier de conseils en matière de réaménagement de carrières. « Nous essayons de créer les conditions favorables pour assurer le retour d’un maximum d’espèces et reconstituer ainsi un écosystème. Mais l’entretien post-aménagement est la clé du succès. Sinon, le boisement s’opère et les oiseaux vont ailleurs. Le site perd alors de son intérêt », indique Christophe Parisot , directeur de Seine-et-Marne Environnement, qui assure également le « suivi biodiversité » sur demande.

Des sites labellisés

Les résultats sont là, au point de douter de l’existence de carrières des années plus tôt. Des oiseaux sont revenus sur la plaine de La Bassée comme la sterne pierregarin et la mouette mélanocéphale. Parmi les espèces d’arbres réimplantés, on retrouve l’orme et le peuplier noir sauvage. « Beaucoup d’anciennes carrières font partie du réseau Natura 2000. D’autres sont devenues des aires protégées soumises à des arrêtés de protection de biotope. Le département a aussi racheté des terrains au titre des zones naturelles sensibles », précise Christophe Parisot. C’est notamment le cas de la réserve ornithologique du Carreau Franc, située à Marolles-sur-Seine.

Encouragés par les labels mais aussi par les visites d’habitants désireux de se réapproprier des espaces longtemps restés inaccessibles, certains carriers ont fait du réaménagement écologique leur marque de fabrique. « Il y a une gentille concurrence entre les entreprises. D’autant mieux qu’un réaménagement en faveur de la biodiversité n’est pas forcément plus coûteux qu’un réaménagement classique », conclut Christophe Parisot.