L’AMIF fait les comptes

L’AMIF fait les comptes

Les communes, que l’on n’attendait pourtant pas forcément sur ce terrain, se sont montrées souvent pionnières en matière de lutte contre la Covid-19.

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Les communes, que l’on n’attendait pourtant pas forcément sur ce terrain, se sont montrées souvent pionnières en matière de lutte contre la Covid-19. Une implication que l’Association des maires d’Île-de-France a voulu « objectiver ». Résultat : malgré des coûts très disparates, 40 % des communes franciliennes ont déclaré avoir repoussé des projets d’investissement.

Soutien aux populations confinées, achats de masques, aménagement des services publics, soutien aux commerçants et indépendants, installation, plus récemment, de centres de vaccination, « les communes », explique l’Association des maires d’Île-de-France (AMIF), « n’ont jamais attendu d’éventuelles promesses de compensation pour engager les dépenses nécessaires ».

Résultat, des coûts que l’AMIF a voulu évaluer, en réalisant une étude à la fois qualitative – par le biais d’enquêtes directes auprès de quelques communes représentatives – et quantitative – analyse des comptes de gestion provisoires 2020 – en coopération avec les cabinets CBG Territoires et Partenaires Finances Locales, et avec la Banque Postale.

Premier constat, la baisse des recettes a été liée dans un premier temps à la fermeture des marchés et des terrasses, et à la mise en sommeil de certains services, périscolaires par exemple.

Globalement, les recettes de fonctionnement ont, au bout du compte, baissé de 1,1 % pour les communes franciliennes. Une moyenne qui cache de fortes disparités : ce sont les communes les plus grandes qui sont les plus touchées. Les communes de plus de 30 000 habitants ont perdu près du quart de leurs recettes d’occupation du domaine public par rapport à 2019.

Un effort financier significatif

Pour ce qui est des centres de vaccination, ce sont les dépenses en ressources humaines qui sont les plus importantes, notamment parce que certaines communes, pour gagner du temps, ont eu à avancer le paiement du personnel médical. Les achats d’équipements ont représenté un coût moyen de 30 000 euros par centre tandis que quelques prestations annexes – transport, gardiennage… – s’ajoutaient à la facture.

Au bout du compte, l’épargne brute des communes a globalement chuté en Île-de-France. Là encore, les disparités sont importantes d’une ville à l’autre. C’est la taille qui fait la différence : si les petites communes ont pu voir leur épargne brute augmenter, elle a baissé de 4,8 % pour les communes de 10 000 à 29 999 habitants et de 7,4 % pour les communes de plus de 30 000 habitants.

Enfin, l’investissement des communes a baissé de 16,4 % par rapport à 2019 : 40 % des communes interrogées ont déclaré avoir reporté ou abandonné des projets d’investissement en 2020.

Un effort financier au total non négligeable qui risque de se révéler plus important en 2021, compte tenu des premières conséquences sociales de la crise. D’où la demande ferme de l’AMIF : « Il est impératif », soutient l’association francilienne, « que l’effort soit compensé au mieux pour permettre l’implication des communes, au-delà de la crise sanitaire, contre la crise économique et sociale si elle venait à s’aggraver ».

 

Crédit photo : CDC.