Inventons la métropole, Saison 3

Inventons la métropole, Saison 3

La reconversion des friches est une priorité de cette nouvelle édition d'Inventons la Métropole.    La MGP a donné le coup d’envoi de la troisi

112 sites candidats au concours de la métropole
« Les Quartiers fertiles » : de nouveaux projets retenus
La Société du Grand Paris lance Numéri-Scope, un appel à projets pour la production d’œuvres numériques dans les quartiers de gares

La reconversion des friches est une priorité de cette nouvelle édition d’Inventons la Métropole. 

 

La MGP a donné le coup d’envoi de la troisième édition de l’appel à projets « Inventons la Métropole du Grand Paris ». La nouveauté ? Elle s’inscrit dans l’effort de relance économique de l’ensemble du territoire et devra faire la part belle au développement d’une « ville productive ».

Après deux premiers appels à projets intitulés « Inventons la métropole », la Métropole du Grand Paris lance la troisième édition d’une formule qu’elle n’a certes pas inventée -c’est à Jean-Louis Missika, à Paris, qu’il faut attribuer la paternité des appels à projets tournés vers la « réinvention » des villes- mais qui lui a, affirme-t-elle, bien réussi.

Cette fois, pourtant, le Covid et les besoins de la relance sont passés par là : c’est donc la « ville productive » qu’il s’agit désormais de favoriser. Avec cette édition organisée en lien avec l’Etat, la Société du Grand Paris, la Banque des Territoires et la Foncière de transformation immobilière d’Action Logement, quelques thématiques-phare seront privilégiées.Premier dossier : faciliter la reconversion des bureaux en logements et la mutation du bâti existant.

Le devenir du bureau

Ce n’est pas excessivement original, mais c’est encore plus crucial aujourd’hui qu’hier : en effet, nombre de villes voient poindre une considérable vacance des bureaux, compte tenu du déploiement et de la généralisation d’un télétravail qui n’est pas près de refluer. La question du devenir des immeubles de bureaux devra donc être examinée par les candidats à l’appel à projets : à eux d’apporter des réponses nouvelles sur un sujet dont on sait bien qu’il est en réalité extrêmement compliqué, tant la réversibilité de l’affectation des immeubles est difficile à assurer lorsqu’elle n’a pas été anticipée dès la conception des locaux.

Autre priorité : la reconversion des friches urbaines. Là encore, la préoccupation, notamment à la Région Ile-de-France, est largement partagée : à l’heure du ZAN -zéro artificialisation nette…- mieux vaut réexploiter des sites plus ou moins délaissés que poursuivre un étalement urbain dont plus personne ne veut… Il devra donc s’agir, selon le cahier des charges de l’appel à projets, de terrains nus ou occupés en minorité par un bâti obsolète. Friches économiques, commerciales, industrielles, sites militaires délaissés, anciennes infrastructures ferroviaires ou routières… les espaces candidats ne manquent pas en région parisienne.

Enfin, l’appel à projet s’intéressera aussi au développement des quartiers de gare, sur tous les types de foncier.

Penser « ville productive »

Dans tous les cas, l’objectif est bien, selon Patrick Ollier, président de la Métropole du Grand Paris, de « créer de la richesse, de la valeur ajoutée, de l’emploi ».Nouveauté de cette troisième saison : des fonciers appartenant aux propriétaires publics, parapublics aussi bien que privés pourront être proposés. La MGP affirme aussi sa volonté d’assurer « une simplification et une sécurisation de la procédure ainsi qu’un suivi renforcé durant la durée des opérations ».

Les sites retenus seront connus en septembre prochain et les lauréats de l’appel à projets seront désignés au printemps 2022.