Haropa : les chantiers dopent les résultats

Haropa : les chantiers dopent les résultats

En 2018, outre des pistes d’innovation, un changement de modèle économique est attendu

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Le groupement des ports du Havre, de Rouen et de Paris a présenté, lors d’une conférence de presse le 8 janvier dernier, de bons résultats pour l’année 2017. En 2018, outre des pistes d’innovation, un changement de modèle économique est attendu.

Sous un soleil radieux et en surplomb d’une Seine tumultueuse, le cadre de présentation du bilan 2017 d’Haropa, le 8 janvier dernier, illustrait bien la situation. En effet, le groupement des ports du Havre, de Rouen et de Paris se porte bien en termes de résultats, mais connaît une période d’incertitudes, présageant de nombreux changements quant à son pilotage. C’est tout de même “une année historique” que salue Nicolas Occis, directeur général d’Haropa – Port de Rouen et président d’Haropa, dans le cadre de la présidence tournante.

Le Groupement d’intérêt économique (GIE) enregistre une progression du trafic maritime total de 6 % en un an, avec des chiffres “particulièrement exceptionnels” sur le trafic des conteneurs, qui connaît une hausse de 15 % en tonnage (29 Mt), soit la meilleure progression des ports du secteur nord-européen, se félicite Haropa. Un chiffre qui ne doit toutefois pas masquer sa place encore secondaire à l’échelle du secteur nord-européen, avec 6,3 % de parts de marché dans les trafics de conteneurs. Pour autant, la progression est notable et contribue certainement à rassurer le groupement, qui doit faire face à une concurrence européenne intense… encore accrue avec la relance du projet de Canal Seine-Nord Europe.

Mobilisation de toute la Vallée de la Seine

Les indicateurs sont globalement à la hausse eux aussi sur la filière industrielle, avec des disparités selon les secteurs. Les trafics de vrac liquide sont en augmentation de 5 %, soit au total près de 5 Mt en 2017. À l’inverse, les vracs solides voient une baisse des flux de 4,2 % atteignant 11,1 Mt. Un chiffre directement lié à la mauvaise campagne céréalière 2016-2017 puisque, hors céréales, les trafics de vracs solides progressent de 15 % (5,6 Mt). Ce sont les flux de matériaux de construction qui sont les plus dynamiques (+ 18,9 %, à 1,27 Mt), soutenus par “le démarrage progressif des chantiers du Grand Paris Express (GPE) et la reprise de la construction francilienne et normande”, souligne Nicolas Occis. “Les perspectives 2018 restent positives avec l’accélération du programme des travaux d’infrastructures de transport”, poursuit-il, du fait notamment des partenariats noués avec la Société du Grand Paris (SGP) dès 2013 pour recourir à la voie d’eau pendant la construction du métro. Au-delà de Paris et de l’Île-de-France, “c’est toute la Vallée de la Seine qui est mobilisée”, explique Régine Bréhier, directrice générale d’Haropa – Ports de Paris et vice-présidente d’Haropa.

À titre d’exemple, la carrière de Saint-Vigor d’Ymonville (76) a été identifiée pour valoriser les déblais du GPE, indique-t-elle, tandis qu’à Port-Jérôme (76), en aval du port de Rouen, des granulats extraits en mer seront traités pour alimenter les chantiers du réseau de transport. Pour Ports de Paris, il s’agira de mettre l’accent sur le développement de l’offre immobilière et foncière. En 2017, Ports de Paris a porté près de 27 M€ d’investissement public, notamment pour poursuivre les études relatives aux grands projets de développement de plateformes (Port Seine Métropole Ouest, extension du port de Limay…), dont les travaux sont prévus à partir de 2019-2020. Parmi les projets franciliens pour 2018 figure aussi la construction de quais au sein des ports de Gennevilliers et de Bonneuil-sur-Marne pour accompagner l’installation d’entreprises du BTP (Lafarge, Cemex), “qui profiteront d’installations trimodales pour répondre aux besoins de construction du Grand Paris”, fait valoir le GIE.

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