France Urbaine envoie son Manifeste aux candidats à la présidentielle

France Urbaine envoie son Manifeste aux candidats à la présidentielle

L’association France Urbaine a formulé des propositions à l’attention des candidats à la présidentielle. Le « Manifeste des élus urbains » présente le

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L’association France Urbaine a formulé des propositions à l’attention des candidats à la présidentielle. Le « Manifeste des élus urbains » présente les principales préoccupations des grandes villes et communautés d’agglomération dans les domaines des finances locales, du développement durable, du logement, de l’éducation, du développement économique et de la sécurité.

C’est au tour de France Urbaine d’interpeller les candidats à la présidentielle de 2017. Les 23 et 24 mars 2017, l’organisation – née en janvier 2016 de la fusion entre l’Association des maires des grandes villes de France et l’Association des communautés urbaines de France – qui regroupe plus de 1 300 communes a réuni ses membres à Arras pour deux journées de travail et d’échanges. Objectif : émettre des propositions afin que « le rôle des grandes villes, des grandes agglomérations et des métropoles (…) soit pleinement reconnu par les candidats ». L’ensemble des aspirations ont été inscrites dans le « Manifeste des élus urbains » qui rassemble les principales préoccupations des élus des grandes agglomérations qui « portent une part essentielle du dynamisme » du pays selon France Urbaine, à savoir la « création de richesses et d’emplois ou encore des activités de recherche et d’enseignement ».

Sortir des syndicats d’énergie

Concernant les finances locales, France Urbaine propose la mise en place d’une loi de finances consacrée aux collectivités. « Nous avons vécu une saignée des dotations de l’État et nous n’avons pas envie de revivre cela. (…) Nous voulons assumer nos choix et avoir notre propre stratégie budgétaire », déclare Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de France Urbaine.

Coté développement durable et transition énergétique, les élus souhaitent notamment « assumer la compétence énergie », quitte à sortir des syndicats. « Pendant longtemps, les grandes villes se sont appuyés sur les outils publics nationaux. Aujourd’hui, de plus en plus de collectivités se dotent de leur propre réseau de chaleur et en sont mêmes les opérateurs », affirme Dominique Gros, maire de Metz.

Concernant le logement et la cohésion sociale, France Urbaine souhaite « continuer à mutualiser l’objectif de 25 % de logements sociaux à l’échelle des grandes agglomérations » avec un assouplissement du calcul selon les spécificité du marché de l’habitat de chaque commune. « Les statistiques triennales font émerger des menaces en termes de sanctions sur des maires volontaristes. La diversité des situations n’est pas prise en compte. Si j’annonce 52 % de logements sociaux dans un quartier pour atteindre ces 25 % à l’échelle communale, les programmes ne se vendront pas. Il faut revoir la loi », estime Jean-Luc Moudenc.

Gommer les frontières entre urbain et rural

Pour le volet éducation et culture, France Urbaine met en avant la création d’une capitale française de la culture : « Cette décentralisation culturelle offrirait la possibilité à nos territoires de donner chair et sang à nos projets locaux », estime Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon.

Côté développement économique et emploi, les élus mettent l’accent sur la « mobilisation de forces conjuguées » : avec l’agence Business France, pour un accès direct à leur base de données des investissements internationaux ou encore avec le monde rural. « Nous avons une vraie volonté de venir à bout de la séparation faite entre les mondes urbain et rural. Nous souhaitons monter des accords divers, notamment dans les domaines des transports et du haut débit », déclare Gérard Collomb, maire de Lyon.

Enfin, concernant le volet sécurité et prévention de la radicalisation, France Urbaine souhaite que les moyens financiers alloués au titre du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) soient renforcés. « Quand il y a des problèmes d’insécurité, c’est toujours vers le maire qu’on se tourne. L’État doit s’engager à mettre à disposition les effectifs nécessaires », indique François Rebsamen, maire de Dijon.

France Urbaine a prévu d’envoyer le Manifeste aux candidats à la présidentielle en leur demandant « de prendre position par écrit ».

 

Crédit photo : France Urbaine.

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