Champigny-sur-Marne mise plus que jamais sur ses zones d’activités

Champigny-sur-Marne mise plus que jamais sur ses zones d’activités

Quatre. C’est le nombre de zones d’activités que possède la commune de Champigny-sur-Marne. Un atout non négligeable aux portes de Paris et au carre

Paris Région Entreprises en 2018 : l’Île de France se démarque comme première Smart Region d’Europe
Les chefs d’entreprise franciliens ont retrouvé le moral
Les villes bichonnent leurs « techs »

Quatre. C’est le nombre de zones d’activités que possède la commune de Champigny-sur-Marne. Un atout non négligeable aux portes de Paris et au carrefour des autoroutes A86 et A4. De nouvelles opportunités pourraient prochainement booster leur attractivité, comme l’arrivée des gares du Grand Paris et la montée en puissance de la construction durable. Mais avant, un lifting est de mise pour les rendre plus fonctionnelles.

Grâce à sa situation en proche couronne francilienne, Champigny-sur-Marne, 76 000 habitants, ne laisse pas indifférent. Les jeunes ménages en provenance de Paris ou d’autres villes de petite couronne y trouvent des logements moins coûteux que dans la Capitale. Depuis quelques années, les quartiers ouest pavillonnaires, atouts que la Ville tient à préserver, voient ainsi leur population rajeunir.

Champigny-sur-Marne, c’est aussi, comme son nom l’indique, le charme des bords de Marne. Située dans une boucle du fleuve, la ville prend soin de ses berges dans sa partie sud, aménagées et accessibles au public.

Enfin, Champigny-sur-Marne se démarque par son dense tissu d’entreprises qui se développe au sein du quartier du Plateau, au centre de la ville. Parmi les activités les plus représentées, on note le secteur du BTP, qui regroupe un nombre important de TPE-PME, ainsi que le commerce de gros. La petite industrie et l’artisanat sont aussi présents. Enfin, la ville y accueille des entreprises spécialisées dans la hi-fi, à l’image de Son-video.com, qui a récemment inauguré son siège social et un entrepôt logistique. Par ailleurs, ces zones ne connaissent « pas de turn-over », d’après la Ville. En revanche, le cadre de vie du quartier pourrait être amélioré.

« Sauver » un urbanisme dysfonctionnel

Lors de leur création dans les années 1970, les zones d’activités sont sorties de terre en même temps que des quartiers d’habitation, des équipements et des espaces verts. « Malgré les bonnes intentions de mixité du projet, on constate que les différents tissus urbains ne dialoguent pas entre eux », explique Véronique Moly, directrice du développement urbain à la mairie de Champigny-sur-Marne. Une solution est néanmoins apparue il y a quelques temps pour « sauver » l’urbanisme des zones d’activités : la Voie de desserte orientale (VDO). Projet autoroutier abandonné par l’État il y a plusieurs années, cette VDO représente, au total, une centaine d’hectares de friches.

Objectif de l’État : donner la priorité au développement économique sur ce secteur, notamment dans l’optique de rééquilibrer les emplois vers l’est de l’Île-de-France.

Sur le territoire de Champigny-sur-Marne, la vingtaine d’hectares de friches de la VDO a donc trouvé un nouvel avenir. Elles serviront à réaménager les zones d’activités existantes afin de retisser du lien entre les îlots. « Les quartiers se sont constitués en tournant le dos à cette friche », précise Véronique Moly.

Préserver la diversité écologique

Il s’agira aussi de profiter de cette opportunité foncière pour faire construire de nouveaux programmes immobiliers à destination des petites entreprises qui voudraient s’agrandir ou de sociétés extérieures obligées de s’éloigner du centre de Paris à cause de loyers coûteux. L’occasion, peut-être aussi, de consolider une spécialisation dans le domaine du BTP. « On pourrait y apporter de la valeur ajoutée en termes de spécialisation des emplois, notamment grâce à l’arrivée prochaine du centre de formation des Compagnons du tour de France et au développement des matériaux biosourcés dans la construction », indique David Leclerc, chef du service développement économique au sein de la mairie de Champigny-sur-Marne.

Le projet de la municipalité campinoise semble bien rodé. Mais des difficultés se profilent déjà. En quelques décen- nies, les terrains dédiés à l’ancienne VDO ont muté en espaces de biodiversité. S’ajoute à cela l’objectif de « Zéro artificialisation nette » des sols qui tend, depuis trois ans, à donner plus de place à la nature et aux espaces de pleine terre en ville. Nouvelle problématique donc pour la municipalité : trouver des astuces pour aménager le secteur tout en préservant la diversité écologique des lieux.

Retrouvez l’intégralité de l’article, ainsi que l’ensemble du dossier Territoire consacré à Champigny-sur-Marne, dans le 33ème numéro d’Objectif Grand Paris.

 

Crédit photo : Didier Rullier.