Le bureau est mort, vive « l’immeuble partagé à vocation tertiaire » !

Le bureau est mort, vive « l’immeuble partagé à vocation tertiaire » !

Le béton se porte bien, certes, mais il change de visage, verdit, se fait modulable et évolutif, emprunte des voies aussi nouvelles que possible

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L’immobilier tertiaire a battu des records dans les métropoles régionales en 2017. Un flot dans lequel il faut à tout prix se différentier : faire preuve d’audace architecturale, construire durable, en hauteur ou en bois, faire naître un « écosystème », voire même, si possible, un « cœur de ville »… À Lille, à Lyon, à Bordeaux ou à Rennes, le bureau doit prendre sa part du renouveau urbain.

De l’art de faire du tertiaire sans en avoir l’air… Depuis quelques années, les villes parlent d’une seule voix : fini les quartiers monocolores, qui ont si vite fait de se transformer en ghettos, de riches ou de pauvres. Fini le bureau à perte de vue, froid et minéral, peuplé de costumes-cravates qui fuient le lieu de travail sitôt la nuit tombée. Le modèle « La Défense années 70 » a vécu, et il a vieilli.

Au plan quantitatif, tout va pour le mieux : on bat un peu partout, d’année en année, les records enregistrés l’année précédente. « En 2017, Toulouse, Lille, Bordeaux font leur entrée dans le Top 10 des marchés les plus dynamiques d’Europe. Et l’attractivité est renforcée par des loyers qui demeurent plutôt accessibles par rapport aux autres grandes villes européennes », confirme BNP Paribas Real Estate.

Du point de vue qualitatif, en revanche, changement complet de braquet : d’un même mouvement, constructeurs et promoteurs se jettent à corps perdu dans la direction opposée à celle qu’ils ont empruntée à la fin du siècle dernier. Le béton se porte bien, certes, mais il change de visage, verdit, se fait modulable et évolutif, emprunte des voies aussi nouvelles que possible. L’immobilier new look s’appuie sur les nouveaux usages : mieux intégré dans la ville, ouvert sur son environnement, le tertiaire s’efforce d’offrir de nouveaux services – crèches, conciergeries, salles de sport, loisirs…–, se faire hospitalier, vert, durable…

Dans un tel flot de constructions, pourtant, reste une difficulté : pas facile de se différencier quand tout le monde se veut « différent »…

Découvrez la totalité de cet article dans le numéro 21 d’Objectif Grand Paris en kiosques dès le 10 Mars

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