Atlas des grandes fonctions métropolitaines : vers le « zéro déchet »

Atlas des grandes fonctions métropolitaines : vers le « zéro déchet »

Le 4ème volume de l’atlas des grandes fonctions métropolitaines vient d'être mis en ligne par l'APUR

Paris devient le moteur de la mobilisation de la finance durable
Lancement de la 6e campagne de labellisation EcoQuartier
Peas&Love, la nouvelle génération de fermes urbaines, annonce son arrivée à Paris

Le 4ème volume de l’atlas des grandes fonctions métropolitaines consacré au« zéro déchet » vient d’être mis en ligne par l’APUR . Cet atlas a été réalisé avec le concours du SYCTOM, de l’ORDIF, de la Ville de Paris, et de l’EPT Plaine Commune.

Ce 4ème chapitre de l’atlas prospectif des grandes fonctions métropolitaines vise à documenter l’ensemble du « système déchet » et à décrire les tendances à l’œuvre pour permettre d’atteindre les objectifs fixés.

2050 est la date retenue pour une ville neutre en carbone, qui recycle ses déchets, améliore le cycle de l’eau, organise autrement la logistique et dispose de ressources énergétiques renouvelables. Atteindre ces objectifs nous engage dans une double révolution à la fois industrielle et culturelle.

En 2020, 50 % des déchets ménagers devraient être recyclés contre 13 % en 2014. La collecte des déchets verts et des biodéchets sera multipliée par 3 et il n’y aura plus aucune mise en décharge. Le réemploi sera au cœur du traitement des déchets du bâtiment et des travaux publics, 70% du volume des déchets actuels tous déchets confondus.

Tendre vers ces objectifs implique une mutation sans précédent du « système déchets », avec plus d’espace consacré au tri et au traitement, plus de tri, une meilleure collecte, et un changement de valeur des biens.

Le volume « Déchets » de l’atlas des grandes fonctions métropolitaines dresse un état des lieux d’un système complexe installé : bacs de collecte dans les cours d’immeuble ou devant les pavillons, déchèteries sous les ouvrages d’art ou en limites communales, garages à bennes plus ou moins intégrés, usines de traitement au cœur des quartiers en développement, un système « en ville qui occupe 125 hectares sur le territoire de la métropole du grand paris, surface qu’il faudrait doubler pour répondre aux objectifs que nous nous sommes fixés. Sans oublier les bacs qui occupent 52 hectares l’équivalent de 71 terrains de football.

Plusieurs tendances à l’œuvre sont présentées dans le document, accompagnées de la description de 3 leviers au cœur de l’évolution du « système déchet » :

  • Le comportement qui implique davantage le citoyen dans la collecte avec, par exemple, la mise en place de points d’apport volontaires sur l’espace public ;
  • L’offre nouvelle d’espace qui aide à trouver les espaces pour collecter, trier, réemployer et recycler. Une première estimation des besoins en foncier relève des besoins supplémentaires compris entre 80 à 120 ha à minima soit le double des emprises actuelles.
  • La mobilité durable qui oriente les mouvements logistiques vers des modes de transport plus propres (fluvial, bio-GNV, électrique, etc.), plus durables et optimisant les circuits de collecte (rapprocher les garages à bennes, rapprocher lieux de production et lieux de tri).

Lire l’Atlas sur le site de l’APUR


 

COMMENTAIRES