100 millions d’euros pour les petites entreprises

100 millions d’euros pour les petites entreprises

La Région, la Banque des Territoires et les collectivités locales font portefeuille commun pour soutenir financièrement les petites entreprises franci

Le Muséum national d’Histoire naturelle et la Banque des Territoires nouent un partenariat dans le cadre du dispositif intracting
La Seine-Saint-Denis, la Banque des Territoires et CDC Biodiversité agissent en faveur de la biodiversité
La Caisse des Dépôts lance la Banque des Territoires : un guichet unique pour « conseiller, financer, opérer »

La Région, la Banque des Territoires et les collectivités locales font portefeuille commun pour soutenir financièrement les petites entreprises franciliennes dont les activités ont été impactées par la crise sanitaire.

100 millions d’euros. C’est le montant du « fonds Résilience » créé à l’initiative de la Région Ile-de-France et de la Banque des territoires. Depuis le 11 juin 2020, cette enveloppe permet d’octroyer des prêts à taux zéro, allant jusqu’à 100 000 euros, aux TPE, micro-entreprises, associations et acteurs de l’Economie sociale et solidaire de 0 à 20 salariés impactés par la crise sanitaire, « quel que soit leur statut juridique, leur secteur d’activités et leur conditions de notation à la Banque de France ». En d’autres termes, les entreprises qui se sont vues refuser des prêts par l’Etat ou les organismes privés peuvent prétendre au fonds Résilience jusqu’au 31 octobre 2020. Les deux acteurs garantissent également des « délais rapides » de traitement des dossiers déposés en ligne, avec un « paiement à J+12 ». « Notre but est de ne laisser personne au bord du chemin », déclare Olivier Sichel, directeur de la Banque des Territoire.

« Dépasser les clivages politiques »

Si ce dernier et la Région ont contribué au fonds Résilience à hauteur de 25 millions d’euros chacun, les 75 millions d’euros restant proviennent de 70 collectivités locales franciliennes, dont la Métropole du Grand Paris (14 millions d’euros), la Ville de Paris (10 millions d’euros), ainsi que des départements, des Etablissements publics territoriaux, des communautés d’agglomération et des communautés de communes. « Il faut savoir dépasser les clivages politiques », ajoute Valérie Pécresse, présidente de la Région. Une aubaine pour certaines collectivités aux moyens financiers limités, ne pouvant soutenir les entreprises de leur territoire. C’est notamment le cas de la communauté de communes du Val Briard. « Notre intercommunalité de 21 communes est très rurale. On n’aurait pas pu le faire à notre échelle », concède Isabelle Périgault, sa présidente.

Le 93 et le 94 absents

D’autres collectivités n’ont, quant à elles, pas souhaité participer au fonds Résilience, notamment les départements de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. En cause, d’après Valérie Pécresse, «  de trop grandes urgences sociales à gérer. (….) Mais ce n’est pas parce qu’elles n’ont pas contribué qu’elles ne seront pas bénéficiaires. Les fonds de la Région et de la Banque des territoires ne sont pas territorialisés », conclut la présidente de la Région.

 

Crédit photo : Chiara Daneluzzi