Vectuel, la ville numérisée

Vectuel, la ville numérisée

La société Vectuel numérise la ville par la création de maquettes virtuelles à la demande du public comme du privé. Avec le POD, outil de visualisation à distance, et l’ouverture d’une filiale à New York, l’entreprise recherche de nouveaux marchés.

Par Sylvie Groueff

Fondée en 2004, la société Vectuel crée des maquettes virtuelles pour le compte de collectivités territoriales, d’aménageurs et de la promotion immobilière. Elles constituent des outils d’aide à la décision et des supports de communication sur des projets urbains d’envergure dont les échelles de représentation vont de celle du bâtiment, du quartier, de la ville à celle d’une région comme l’Île-de-France.

Une maquette numérique est constituée de la superposition et la juxtaposition de milliers d’images captées, à une altitude ne dépassant pas 1 500 mètres, par des appareils photographiques spécifiques. Après traitement informatique, ces banques d’images modélisées aboutissent à un nouveau genre cartographique et offrent la capacité d’insérer, in situ, des intentions architecturales et urbaines. C’est ce qu’attendent les collectivités locales, les SEM qui s’adressent à Vectuel. Grâce à la maquette, il devient possible de se « déplacer » dans le projet et d’expérimenter différents angles de vue pour apprécier la composition générale, l’impact sur l’existant, discuter du choix des matériaux, « voir » l’avant et l’après d’une opération ou la pertinence d’un aménagement dans ses connexions avec les quartiers environnants. Ainsi, la production de la « photographie » de la région Île-de-France, commandée par la Société du Grand Paris (SGP), apporte non seulement les données du territoire mais permet d’interagir, de tester l’insertion de projets urbains.

Un médiateur entre maîtrise d’ouvrage et maître d’œuvre

Sur la ZAC Clichy-Batignolles, Vectuel a reporté, sur le plan masse de l’urbaniste François Grether, les bâtiments du secteur Pont Cardinet. La maquette donnait une vision globale du futur quartier permettant de déceler certains écueils comme des co-visibilités, les ombres portées, etc. Un travail de suivi avec les architectes s’est alors mis en place pour finaliser l’apparence de la forme urbaine.

À partir de son « fond de carte » de l’Île-de-France, Vectuel a intégré les maquettes 3D des équipes concourant sur les projets connexes et gares du Grand Paris Express. Le jury était à même d’analyser les réponses en passant de l’une à l’autre, de clic en clic. Évolutifs dans le temps, diffusables aussi bien sur ordinateur, web, table tactile, ces outils sont une sorte d’engagement de résultat. « Nous proposons un spectre assez large pour aller de la ville à l’intérieur des immeubles. Une fois le lauréat choisi, le projet peut immédiatement être présenté dans les salons et les maisons de projets dédiées ou lors de réunions d’information auprès du grand public », explique Gilles Guyard, directeur commercial de Vectuel. Des films 3D sont également produits pour que riverains et usagers suivent les différentes étapes des chantiers du Grand Paris Express : comprendre la conception d’une gare, son organisation, essayer des ambiances sonores, rechercher le confort du parcours du voyageur. L’un des intérêts de cette cartographie francilienne de la SGP réside dans son évolution dans le temps par l’agrégation de projets ultérieurs ; c’est un réceptacle pour d’autres programmes, une sorte d’élément pivot de l’aménagement.

Pour la consultation Inventons la Métropole, Vectuel s’est déjà positionnée pour assurer l’accompagnement de la maîtrise d’ouvrage et des équipes.

Retrouvez l’intégralité de l’article dans le dernier numéro d’Objectif nouveau Grand Paris.

Ci-dessus, la maquette de la gare de Créteil-l’Echat. Crédit : Société du Grand Paris.

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