Le cluster Eau-Milieux-Sols à la conquête des marchés du Grand Paris

Le cluster Eau-Milieux-Sols à la conquête des marchés du Grand Paris

Les marchés du Grand Paris, inaccessibles aux PME ? C'est ce qu'il se dit régulièrement lors de la publication de nouvelles commandes. Le cluster Eau-

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Les marchés du Grand Paris, inaccessibles aux PME ? C’est ce qu’il se dit régulièrement lors de la publication de nouvelles commandes. Le cluster Eau-Milieux-Sols espère bien changer la donne et permettre à ses entreprises membres de participer à la construction de la Métropole.

« Les PME n’ont pas la capacité financière d’accéder aux marchés du Grand Paris, notamment lorsqu’il s’agit de la construction du nouveau métro. Notre objectif est de favoriser les groupements d’entreprises », annonce Eric Picot, directeur général du cluster Eau-Milieux-Sols.

Née en 2014 de la volonté de l’ex-Communauté d’agglomération Seine-Amont (qui fait aujourd’hui partie de l’Etablissement public territorial T12), cette association se veut l’intermédiaire entre les donneurs d’ordre, que sont par exemple la Société du Grand Paris et le Syndicat des eaux d’Ile-de-France, et les PME oeuvrant dans les domaines de la gestion de l’eau et des sols. Nombre d’entre elles sont installées dans le Val-de-Marne. Et pour cause : ce département dispose de grandes usines de traitement de l’eau, situées en particulier à Choisy-le-Roi et à Valenton. Un territoire idéal donc pour développer de nouveaux outils.

Un siège social « vitrine »

Les 35 membres travaillent déjà ensemble, au sein du cluster, sur différentes thématiques. Une carte est actuellement en cours d’élaboration. Son objectif : donner à voir les micropolluants présents dans les eaux val-de-marnaises et trouver les traitements adéquats pour purifier la ressource. L’association souhaite aussi développer des outils innovants en matière d’aménagement. D’où les méthodes en matière de dépollution des sols et de construction durable mises en pratique sur le site qui accueillera en 2018, à Choisy-le-Roi, le futur siège social du cluster. L’occasion pour les membres de montrer leur savoir-faire. « Nous espérons sur sur chaque projet qui verra le jour, notre cluster sera interrogé de façon naturelle. Cela ne pourra se faire que si nous nous révélons comme un acteur d’excellence », déclare Patrice Diguet, président du cluster.

Le cluster voudrait entrer en phase opérationnelle sur l’ensemble de la région parisienne. Mais pour mener à bien les recherches préliminaires, il lui faut plus d’argent. Son budget, estimé à 100 000 euros en décembre 2015 et composé des cotisations des membres, est pour l’instant insuffisant. L’association espère obtenir du fonds européen FEDER une aide de 215 000 euros afin de financer les premiers travaux. Avec une dizaine de projets identifiés, la course au financement s’annonce tendue…

Légende photo : ci-dessus, le quartier des Ardoines, à Vitry-sur-Seine, qui pourrait devenir l’un des terrains d’action du cluster. Crédit : Philippe Guignard.

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