Bornes connectées pour supporters égarés

Bornes connectées pour supporters égarés

À l’occasion de l’Euro 2016, la mairie de Paris teste de nouvelles bornes connectées. Objectif : faciliter la visite de la Capitale pour les touristes.

(par Elie Givodan)

Afin de leur faire découvrir d’autres facettes de Paris, au-delà des stades, la mairie de Paris a décidé, à l’occasion de l’Euro 2016, de lancer plusieurs expérimentations avec l’objectif de dynamiser le secteur du tourisme en conjuguant nouvelles technologies du digital et culture. D’où la mise en place de bornes autonomes et connectées développées par la société Ürbik. Hautes d’environ 6 mètres, larges d’un mètre et équipées de panneaux solaires, le tout reposant sur un socle de béton déplaçable, ces bornes entendent renouveler les « pelle Starck », ces panneaux en fonte noire et en forme de rame (rappelant la devise parisienne) qui décrivent l’histoire de Paris devant les lieux emblématiques (monuments, théâtres, rues et sites pittoresques).

Au-delà du plan du quartier, ces nouvelles bornes fournissent également le wifi et donnent accès à une plate-forme internet proposant des informations historiques et pratiques en plusieurs langues sur les alentours. « Le site internet offre une bonne ergonomie et une interface bien adaptée aux terminaux mobiles, le tout gratuitement et sans avoir besoin de télé­charger une application, explique Frédéric Bonin, fondateur d’Ürbik. La cible prioritaire : le touriste étranger lambda dont l’abonnement téléphonique personnel ne permet pas de capter le réseau à Paris à un prix raisonnable et qui, flânant dans les rues en quête de renseignements, tomberait sur la borne nouvelle génération. Autre atout : son adaptabilité. Les bornes sont mobiles et les informations qu’elles donnent peuvent être modifiées en fonction des lieux et des événements. À ce jour, la ville propose 7 bornes, elles seront bientôt 11 sur les places les plus importantes de la Capitale mais aussi peut-être dans les halls d’accueil du Louvre pour faire patienter les touristes dans les files d’attente. Si elles donnent satisfaction, la mairie de Paris les conservera pour les réutiliser dans d’autres contextes, comme des projets de démocratie participative ; il s’agirait alors de consulter les citoyens à l’aide de la borne au sujet, par exemple, de projets d’urbanisme.

Crédit photo : Ürbik

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